LE SITE

LES VICTIMES

HOMMAGES

AILLEURS

Accueil | Présentation | Plan

Par années | Statistiques | Suicides

Presse |  Discours | Décorations

A l’étranger | Autres métiers

 Les statistiques

 Voici quelques chiffres statistiques sur les policiers français morts en service

AVERTISSEMENT :

1)   Les chiffres qui sont mentionnés ci-dessous ne sont pas officiels et sont basés sur des cas dont j'ai eu connaissance par la presse ou par des contributions d'internautes. Ces chiffres sont amenés à évoluer.

2)  Une différence peut apparaître entre les chiffres cités dans les textes et ceux mentionnés sur les graphiques, ces  derniers n’ayant pas été remis à jour depuis 1998. Seuls les textes tiennent compte des mises à jour. 

 

Les victimes du devoir :

 On peut estimer à 620 environ le nombre de policiers français ayant trouver la mort en service de 1971 à nos jours.

VOIR LE GRAPHIQUE

 

Qui sont les policiers qui trouvent la mort en service :

Quel âge ont-ils ?  Dans quelle unité travaillent-ils ? Quel est leur grade ? etc.

 

Sexe :

- 98 % des victimes sont des hommes

VOIR LE GRAPHIQUE

 

Age :

- 25 % ont entre 30 et 34 ans et 12 % ont plus de 45 ans

VOIR LE GRAPHIQUE

 

Situation familiale :

- 61 % des victimes sont mariés,

- 29 % sont célibataires,

- 10 % sont divorcés ou séparés.

VOIR LE GRAPHIQUE

 

Grades :

- 66 % des victimes sont des Gardiens de la Paix,

- 13 % sont des gradés (du Brigadier au Major)

- 20 % sont Officiers de Police.

- 1 % sont des Commissaires de Police

VOIR LE GRAPHIQUE

 

Brigades :

- 50 % des policiers étaient en brigade de roulement,

- 15 % étaient dans des brigades spécialisées (Brigade Anti-Criminalité / Unité Mobile de Sécurité / Compagnie d'Intervention, etc.),

- 10 % étaient dans des brigades motos,

- 8 % étaient au RAID (Unité d'élite de la Police Nationale)

- 8 % étaient dans les C.R.S,

- Les Compagnies de circulation, les ilôtiers et les Renseignements Généraux ont chacun 3 % des victimes soit deux décès enregistrés.

VOIR LE GRAPHIQUE

 

Les lieux de décès :

 

Quels sont les endroits les plus dangereux pour les policiers ?

 

Par régions :

La région Ile de France est incontestablement la plus touchée avec 35 morts en 10 ans.

Viennent ensuite les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nord-pas de Calais avec respectivement 15 et 14 décès.

Si l'on ajoute les régions Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes qui comptent chacune 9 et 10 policiers victimes du devoir, on constate que le Sud-Est de la France est particulièrement dangereux pour les membres des forces de l'ordre...

VOIR LA CARTE EN COULEUR

VOIR LA CARTE EN CHIFFRES

 

La date du décès :

 

Par mois :

Quel est le mois le plus meurtrier de l'année pour les policiers ?

 

Janvier : 14

Février : 11

Mars : 16

Avril : 12

Mai : 18

Juin : 21

Juillet : 23

Août : 18

Septembre : 13

Octobre : 32

Novembre : 18

Décembre : 15

 

Le mois d'octobre est le plus meurtrier, suivit du mois de juillet et de juin.

A l'opposé, les mois de février, d'avril et de septembre semblent être les moins dangereux pour les policiers.

VOIR LE GRAPHIQUE

 

 

Si on répartit les faits dans le mois, on observe :

- 44 % des décès ont lieu en fin de mois (21 au 31)

- 30 % des décès ont lieu en début de mois (01 au 10)

- 26 % des décès ont lieu au milieu du mois (11 au 20)

C'est donc la fin de mois qui est la plus dangereuse...

 

Si on répartit les faits par saisons, on observe :

- Printemps : 23 % des décès

- Eté : 32 % des décès

- Automne : 22 % des décès

- Hiver : 23 % des décès

 

Par jours :

 

Quel est le jour de la semaine le plus meurtrier pour les policiers ?

Lundi : 28

Mardi : 40

Mercredi : 41

Jeudi : 45

Vendredi : 12

Samedi : 7

Dimanche : 20

 

Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, ce n'est pas la fin de semaine qui est la plus dangereuse pour les policiers puisque le vendredi et le dimanche ne représentent que 9 et 10 % des décès alors que le samedi seulement 4 %. Il est vrai que les soirées du samedi se prolongent souvent après minuit et se terminent donc le dimanche matin. Mai même si on additionne samedi et dimanche on obtient à peine 14 % des décès ce qui est inférieur à la journée du mardi qui totalise 20 % et à celle du jeudi qui est la plus meurtrière avec 22 %.

VOIR LE GRAPHIQUE

 

 

Jour et nuit :

 

Y-a-t-il plus de morts le jour ou la nuit ?

 

- 69 % des décès ont lieu la nuit

- 31 %  des décès ont lieu le jour.

VOIR LE GRAPHIQUE

 

 

L'heure :

 

Quelle est la période de la journée la plus dangereuse ? (heures choisies selon les rythmes de travail dans la police)

Matin : (de 06h00 à 13h00) = 16 % des décès

Après-Midi : (de 13h00 à 21h00) = 32 % de décès

Nuit : (de 21h00 à 06h00) = 52 % des décès

 

C'est la nuit qui est la  plus meurtrière pour les policiers puisque plus de la moitié des décès ont lieu entre 21h00 et 06h00 du matin.

VOIR LE GRAPHIQUE

 

Les causes de décès :

 

Y-a-t-il des missions plus dangereuses que les autres pour les policiers et quelles sont-elles ?

 

ACCIDENTS EN SERVICE : 63 %

 

Poursuites :

Pertes de contrôle : 13 %

Collisions volontaires : 11 %

Barrages routiers : 10 %

Collisions accidentelles : 6%

Divers : 5 %

 

Autres causes :

Contrôles alcoolémie : 16 %

Sorties de route : 13 %

Départs en missions : 11%

Piétons fauchés : 10 %

Divers : 5 %

VOIR LE GRAPHIQUE

 

 

 OPERATIONS DE POLICE : 37 %

 

Fusillades : 27 %

Interpellation : 18 %

Contrôles de véhicules : 15 %

Prise d'otages et Forcenés : 12 %

Différends et bagarres : 6 %

Transferts de détenus : 4 %

Enquêtes de police : 4 %

Missions de circulation : 3 %

Incendies : 3 %

Vols à main armée : 3 %

Contrôles d'identité : 2 %

Déminage : 2 %

Attentats : 1 %

Manipulations d'armes : 1 %

VOIR LE GRAPHIQUE

 

 

Les décès simultanés de policiers : (nombre de morts sur la même intervention)

Une victime : 78 % des cas

Deux victimes : 19 % des cas

Trois victimes : 3 % des cas

 

 

ACCIDENTS EN SERVICE :

Accidents de circulation, manipulation d'armes, éducation physique et sportive, accident de trajet et divers.

 

OPERATIONS DE POLICE :

Répression du banditisme, lutte contre la criminalité et la délinquance, maintien de l'ordre.

 

REMARQUES :

- Un accident de circulation après une poursuite d'individu armés est considéré comme opération de police. Pour être considéré comme accident il ne faut pas qu'il y est une cause autre que la circulation, les intempéries, la vitesse, etc.

- Un vol à main armé n'aboutit pas toujours à une prise d'otage (il peut y avoir mort d'un policier quand les braqueurs sortent du magasin et que les policiers arrivent au même moment). De même, il peut y avoir prise d'otage dans un domicile, ce qui est différent d'un forcené qui se trouve seul, sans otage, mais qui tire sur  tout ce qui bouge.

 

 

Evolution comparée des effectifs et des victimes :

 

Est-ce que l'augmentation du nombre de policiers entraîne une augmentation du nombre de décès en service ?

 

1971 : 92 669 = 21 décès

1975 : 106 748 = 30 décès

1980 : 111 610 = 30 décès

1985 : 119 044 = 31 décès

1990 : 124 960 = 32 décès

1995 : 134 505 = 17 décès

1998 : 134 590 = 11 décès

 

On remarque que malgré l'augmentation importante des effectifs, le nombres de victimes est stable. (Les années prises en comptes étant mêmes les années les plus meurtrières).

 

 

Taux de mortalité comparés :

 

Comparaison avec les ouvriers du Bâtiment et des Travaux Publiques et les transports routiers, professions les plus touchés par la mortalité au travail :

(Nombre d'employés ayant trouvés la mort dans un accident du travail  pour 1 000 employés).

 

ANNEES

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

Taux moyen

B.T.P.

0,28

0,24

0,24

0,22

0,18

0,16

0,19

0,21

Transp.

0,31

0,29

0,26

0,25

0,23

0,20

0,20

0,24

POLICE

0,26

0,21

0,09

0,13

0,16

0,13

0,12

0,15

 

Le métier de policier est moins dangereux que celui des ouvriers dans le bâtiment et les travaux publiques ou que les employés du transport routier. Mais sur une cinquantaine de professions recensés, les policiers arriveraient au cinquième ou sixième rang tout de même, pas très loin derrière les pompiers qui payent aussi un lourd tribu chaque années.

 

Décès et taux de criminalité :

 

Le nombre de policiers tués chaque année est-il en rapport avec le taux de criminalité ?

(Taux de criminalité pour 1 000 habitants)

 

ANNEES

1975

1977

1979

1981

1983

1985

1987

1989

1991

1993

1995

1997

Tx. Crim

36

39

43

53

65

65

57

58

65

67

66

64

Décès

30

24

18

22

20

31

15

26

27

16

17

17

 

On observe que le taux de criminalité augmente considérablement depuis 1975 alors que le nombre de policiers tués reste stable ou diminue selon les années. Il faut y voir la conséquence de l'amélioration de la qualité de la formation initiale et continue dans la police ainsi que la mise en oeuvre de moyens (gilets pare-balle) qui restent cependant encore insuffisant.

 

 

Comparaison Police / Gendarmerie :

 

Le nombre de policiers tués chaque année est-il en rapport avec le nombre de gendarmes tués ?

 

- De 1980 à 1995, la moyenne est de 25 policiers tués par ans pour 15 gendarmes.

Si les missions quotidiennes sont un peu différentes et donc les phénomènes de criminalité et de délinquance rencontrés ne sont pas toujours identiques, si les moyens mis en œuvre ne sont pas égaux entre le Ministère de l’Intérieur et celui de la Défense, les missions principales de maintien de l’ordre, de sécurité, de tranquillité, de salubrité publique et de protection des personnes et des biens sont les mêmes sur l’ensemble du territoire. VOIR LE GRAPHIQUE

 

En conclusion :

 

- Une baisse sensible du nombre de policiers morts en service depuis 30 ans.

 

- Ce sont les hommes qui sont le plus victimes. La plupart étaient mariés et avaient entre 30 et 39 ans.

 

- Les Gardiens de la Paix sont les plus touchés, notamment ceux des brigades de roulement.

 

- La région parisienne, celles du Nord de la France et du Sud-Est sont les régions les plus dangereuses.

 

- L'été est la saison la plus meurtrière mais c'est le mois d'octobre qui compte le plus de décès.

 

- Le milieu de semaine est particulièrement néfaste aux policiers : 60 % des décès ont lieu entre le mardi et le jeudi.

 

- les soirées et les nuits totalisent 80 % des décès...

 

 

LE SITE : Accueil | Présentation | Plan

AILLEURS : A l’étranger | Les autres métiers

HOMMAGES :  La presse | Les discours | Les décorations

LES VICTIMES : Par années | Les statistiques | Les suicides